Sammy BALOJI chez Sylvia
Portrait #3 : groupe de femmes Arua sur fond d'aquarelle de Dardenne, 2011

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2011 © Musée d'Ixelles - courtesy of the artist

Femmes et paysages

Rencontre avec Sammy Baloji

La playlist pour Sammy

La playlist idéale,

selon Sylvia

pour écouter l’œuvre de Sammy Baloji

  • Mamady Ntoman Keita – “Maloulé”  

    C’est une chanson qui met à l’honneur les mamans, (« Maloulé, ini ourala » veut dire : bonsoir les mamans).

  • Mamady Ntoman Keita  – “Ndania” 

    qui signifie chacun a son destin

  • Habib Koite – Musso ko

    (Mousso = les femmes)

Dans ses oeuvres, Sammy Baloji explore et questionne la mémoire et l’histoire de son pays d’origine, comme dans ce tableau réalisé à partir d’archives photographiques et d’aquarelle de la fin du 19e siècle. 
Une occasion, pour moi, de me replonger dans mes photos et souvenirs de 30 ans de liens forts avec ce continent, d’y voir des similitudes et des différences.

J’ai aimé ce tableau qui présente des femmes. Les femmes ont un rôle essentiel en Afrique, elles sont fortes, courageuses, belles, élégantes.
J’y vois un hommage à toutes les mamans, mes soeurs et mes belles-soeurs, ici et là-bas.

Les aquarelles de Dardenne que Sammy Baloji utilise dans ses montages sont pâles, bleutées alors que j’associe l’Afrique au rouge de la latérite et de sa poussière qui s’infiltre partout, aux couleurs franches du soleil au zénith, aux  pagnes multicolores.

Cuivre, or, cobalt, … Depuis la conquête de l’Afrique et durant la colonisation, beaucoup de richesses ont quitté le territoire africain. Depuis les indépendances jusqu’à aujourd’hui, ce fléau persiste. Pourquoi ? 

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Qui êtes-vous ?

Je m’appelle Sylvia. Je suis assistante de direction à l’Académie Jean Absil à Etterbeek. Mes hobbies : l’Afrique, ses danses et sa musique, le yoga et les randos et mes projets d’électrification solaire d’écoles et de postes de santé en Guinée avec l’ONG Energy Assistance.

Pourquoi avoir participé à ce projet ?

J’ai adoré découvrir d’autres œuvres chez d’autres particuliers lors des éditions précédentes et je trouve que c’est une jolie façon de rencontrer ses voisins et de faire vivre la culture dans ma commune, surtout en cette période.

Pourquoi avez-vous choisi cette œuvre ?

C’est mon lien à l’Afrique qui m’a fait choisir cette œuvre de Sammy Baloji, photographe congolais.  En 1991, j’ai épousé Ntoman Keita, artiste percussionniste guinéen avec qui j’ai eu 2 enfants. Après son décès en 1996, les enfants ne l’ayant quasi pas connu, j’ai toujours eu à cœur de leur transmettre ce que j’avais appris de l’Afrique avec lui et bien sûr de garder le lien avec la famille en Guinée et Côte d’Ivoire et nous y sommes retournés très régulièrement. J’ai donc retrouvé dans ce tableau et dans d’autres de la série, des points communs mais aussi des différences avec « l’Afrique » (de l’Ouest) que je connais et notamment les mines d’or / de cuivre et le pillage des richesses du sous-sol, les femmes et la force et la noblesse qu’elles dégagent, mais aussi la transmission de l’Histoire et des histoires.

Décrivez votre œuvre en trois mots

Difficile de décrire une œuvre et le travail d’un artiste en seulement 3 mots, mais je me lance : Afrique, Histoire, transmission.